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Publié le 27 avril 2010

En début de saison, où pêcher dans les plans d’eau, et avec quoi?

Par André-A. Bellemare

 Ces dernières semaines, je vous ai souligné que c'est à compter du vendredi 23 avril que vous pouviez commencer à pêcher les salmonidés — différentes espèces d'ombles et de truites — dans la plupart des régions du Québec.

Mais pour tout savoir sur les sujets (dont la liste apparaît ci-dessous), il vous faut nécessairement consulter dorénavant le site web du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), dans lequel sont publiés ces détails-là: 

Règles générales

* Définitions

* Droit de pêcher

* Permis de pêche

* Méthodes de pêche

* Poissons appâts

* Limites de prise, de possession et de taille

* Remise à l'eau du poisson

* Transport, possession et identification du poisson

* Règles particulières à certains territoires

* Non-résidents

* Pratiques interdites

* Protection des habitats fauniques

* Circulation dans les milieux fragiles

Secteurs des plans d'eau à prospecter en premier

Une fois que vous avez bien assimilé la règlementation concernant la pratique de la pêche à la ligne dans la ou les différentes régions de la province qui vous attirent, il vous restera à faire votre première excursion de la saison! Certains mordus ont déjà commencé à lancer mouches, leurres métalliques et appâts dans les ruisseaux, rivières et lacs; mais, pour la grande majorité des adeptes de pêche à la ligne, les premières excursions surviendront vers la mi-mai avec l'ouverture des réserves fauniques gouvernementales gérées par la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), ou bien dans les zones d'exploitation contrôlée (ZEC) ou bien dans les pourvoiries commerciales, au fur et à mesure que chacun de ces territoires-là deviendront accessibles. Que devriez-vous faire, lors de votre première excursion de pêche de la saison, pour obtenir le plus de succès possible?

Dans les lacs, c'est sûr qu'il vous faut pêcher là où l'eau est moins profonde, parce qu'elle se réchauffe plus rapidement sous l'action des rayons du soleil: les salmonidés recherchent actuellement de l'eau moins glaciale pour chasser leurs proies. Fréquentez le pied des rapides, à la charge du lac, ou bien la tête des rapides, à la décharge du lac. Ne négligez pas les hauts-fonds sablonneux ou rocailleux, dans les grandes baies peu profondes, ainsi que les pointes de ces baies.

Puisque les salmonidés nagent en eau peu profonde pour s'alimenter, à cette époque-ci de l'année, ils recherchent aussi des abris contre les prédateurs ailés qui pourraient les apercevoir de haut: voilà pourquoi ces poissons se tiennent sous des arbres de la berge cassés par le vent et à demi-submergés. Ils se cachent aussi parmi les blocs rocheux submergés qui se sont détachés des falaises abruptes bordant des plans d'eau.

Ce sont surtout les ombles de fontaine (truites mouchetées) que recherchent la majorité des pêcheurs à la ligne de l'Est du Québec. Puisque ces truites ne sont pas encore totalement sorties de leur léthargie hivernale — leur métabolisme étant encore ralenti —, ramenez vos leurres plus lentement qu'à l'accoutumée, pour laisser aux truites engourdies le temps de suivre et de gober ce que vous leur offrez.

Personnellement, puisque j'aime bien pêcher à la mouche du début jusqu'à la fin de la saison, je recherche actuellement les grosses truites affamées en leur offrant des streamers attractifs colorés, des mouches qui les feront bouger: des AndréA, Magog Smelt, Woolly Bugger (corps en Krystal Flash de couleur paon), Professor, Muddler Minnow, Black Nose Dace, etc. Si vous préférez pêcher avec des imitations de nymphes, apportez dans vos coffrets des Sirois, Pheasant Tail, Gold Ribbed Hare's Ear, March Brown, Elmer, Grosse nymphe à Marrier, FGLibellule, Delta noire à gros cul, 12B, Fantôme de lac, Casual Dress, Centre-ville, etc.

Évidemment, les poissons seront toujours attirés par des vers de terre dodus piqués à un hameçon attaché à 30 ou 40 cm (12 ou 15 po) derrière une cuiller ondulante ou tournante qui scintillera au soleil. Vous savez très bien que, dans l'Est-du-Québec, la cuiller la plus vendue — parce que la plus utilisée, et parce que la plus productive!— demeure encore la fameuse Toronto Wobbler (au dessus chromé et au dessous cuivré). On ne fera pas changer d'idée et d'habitude aux dizaines de milliers de pêcheurs de truites mouchetées qui utilisent avec tant de succès cette Toronto Wobbler dans toutes ses longueurs. Je vous conseille d'utiliser des cuillers plus petites, en début de saison, et de les ramener ou de les traîner plus lentement pour déjouer les truites encore engourdies.

Laurentides: début de saison prometteur

Les pêcheurs habitués de fréquenter les plan d'eau de la réserve faunique gouvernementale des Laurentides se souviennent que les hivers de 2008 et de 2009 avaient laissé beaucoup de neige en forêt, puis que les printemps avaient été tardifs, froids, pluvieux et moins propices à la pêche. En 2010, plusieurs ont donc craint d'y réserver des chalets trop tôt, en début de saison, ne souhaitant pas subir les déboires vécus en 2008 et 2009. Hélas! ces pêcheurs vont en pâtir ce printemps: le temps est en avance d'environ trois semaines dans la réserve!

Denis Boivin, responsable des services aux clients de la réserve des Laurentides pour la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), m'a souligné que l'épaisseur de la glace sur les lacs de la réserve n'a pas dépassé 30 po (75 cm) durant le récent hiver, ce qui est de 18 po (45 cm) moins épais que durant les hivers rigoureux, ou de 12 po (30 cm) plus mince que durant les hivers normaux. «Nous prévoyons un printemps hâtif avec une très bonne qualité de pêche en mai», m'a-t-il dit. Il m'a révélé que plusieurs forfaits de pêche n'ont pas encore été réclamés pour la période allant du 14 mai au 10 juin, ce qui est rarement survenu antérieurement dans la réserve des Laurentides.

Cette année, la pêche avec séjour commencera le 14 mai dans Laurentides. Et tout laisse actuellement supposer que les conditions atmosphériques et les conditions de pêche seront alors similaires à celles qu'on y connaît normalement à compter de la mi-juin. «Les pêcheurs, se fiant aux conditions de l'ouverture de la saison en 2008 et en 2009, ont cru que les truites des Laurentides auraient des glaçons au bout du nez à l'ouverture de la saison 2010», m'a dit Sylvain Boucher, directeur général de la réserve. Boucher vous suggère de téléphoner à Gaétane Tremblay pour vérifier quels sont les chalets encore libres en début de saison: (418) 528-6868 (poste 239). Si vous demeurez à l'extérieur de la région de Québec, téléphonez plutôt sans frais au Service des ventes et des réservations de la SEPAQ: 1 800 665-6527.

Le 14 mai, en plus de la réserve des Laurentides, d'autres réserves fauniques gouvernementales et parcs du Québec ouvriront pour la pêche: Aiguebelle, Mastigouche, Mont-Tremblant, Papineau-Labelle, Portneuf, Saint-Maurice et Rouge-Matawin. Puis, entre le 14 mai et le 11 juin, tous les territoires gérés par la SEPAQ où il est possible de pêcher auront débuté progressivement leurs activités.

Je vous rappelle que les deux dernières semaines de mai et les deux premières de juin sont habituellement les périodes de pêche préférées des mordus, parce que ce sont celles durant lesquelles les truites mouchetées indigènes les plus grosses sont les plus mordeuses. C'est surtout le cas dans les réserves fauniques des Laurentides, de Mastigouche, de Portneuf et du Saint-Maurice. Vous ne pourrez prétendre que je ne vous ai pas prévenus!

Cerfs de l'Alberta et de la Saskatchewan: à surveiller!

 

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (MRNF) veut sensibiliser les chasseurs du Québec qui planifient une expédition de chasse du chevreuil à l'extérieur de notre province à l'importance de prévenir ici l'introduction de la maladie débilitante chronique des cervidés (MDCC). En effet, cette maladie pourrait avoir des impacts importants sur la santé de nos cervidés sauvages ainsi que sur la pratique de chasse chez nous, si elle devait être introduite en sol québécois.

Cette MDCC n'a pas encore été décelée au Québec, mais elle est en expansion actuellement en Amérique du Nord. À ce jour, elle a été détectée dans 16 États américains et dans deux provinces canadiennes: l'Alberta et la Saskatchewan, où vont chasser des Québécois chaque année.

La MDCC touche les cervidés (chevreuil, wapiti, cerf mulet et orignal). L'une des principales voies par lesquelles la maladie pourrait s'introduire au Québec et l'importation de carcasses ou de parties de carcasses de cervidés infectés. L'importation par les chasseurs de carcasses ou de parties de carcasses de cervidés infectés abattus à l'extérieur du Québec comporte un certain risque.

Les chasseurs récoltant des cervidés à l'extérieur du Québec doivent donc éviter de fréquenter les territoires reconnus comme abritant des animaux sauvages infectés. Puis ces chasseurs doivent éviter de rapporter chez nous des carcasses entières et, surtout, les pièces anatomiques suivantes: cerveau, colonne vertébrale (moelle épinière), ganglions lymphatiques, yeux, amygdales, testicules, organes internes (rate, foie, cœur, rognons, glandes mammaires, vessie, etc.)

Les chasseurs pourront rapporter au Québec les quartiers ou autre portions de viande, mais sans morceaux de la colonne vertébrale ni la tête attachée. Ils peuvent apporter la peau et les bois (ou une partie de la calotte crânienne), les dents et le cuir nettoyés et désinfectés (sans viande ni tissu attachés). Les pièces du cervidé abattu, si elles ont été montées par un taxidermiste, ne posent habituellement pas problème.

Actuellement, 36 États américains et deux provinces canadiennes (Manitoba et Ontario) interdisent aux chasseurs l'importation, la possession ou le transport sur leur territoire de certaines pièces de cervidés abattus. Le Québec ne fait que suivre la tendance de prévention.

Omer Lafrance, un client centenaire de Duchénier

 

Omer Lafrance, de Trois-Pistoles, qui a fêté son centième anniversaire de naissance le 12 décembre dernier, sera encore client pour la saison de pêche à la ligne de 2010 de la réserve faunique Duchénier, située au sud de Rimouski. Et c'est pour cette raison que les dirigeants de cette réserve faunique lui fait récemment fait une petite fête, durant laquelle ils lui ont remis quelques cadeaux pour lui marquer leur appréciation.

Depuis 1978, c'est-à-dire depuis maintenant 32 ans, Omer Lafrance pêche dans les lacs pleins de grosses truites mouchetées de la réputée réserve faunique Duchénier du Bas-Saint-Laurent. Ce printemps, il y pêchera encore en compagnie de son fils Réal, de son petit-fils Éric, ainsi que de Jean-Louis Smith, curé retraité des localités d'Esprit-Saint, de Saint-Guy et de Lac-des-Aigles. La réserve faunique de Duchénier, vous le savez, possède un statut bien particulier: elle n'est pas reliée au réseau des réserves fauniques gouvernementales géré par la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), puisqu'elle est gérée par des associations de pêcheurs et chasseurs de la région élargie de Rimouski, ainsi que par des représentants d'une demi-douzaine de localités qui l'entourent.

Le centenaire, qui a eu sept enfants, huit petits-enfants et trois arrière-petits-enfants, affirme que la planification de ses excursions de pêche et la participation à ces voyages lui permettent de conserver le maximum de son autonomie et de sa bonne santé. Il souhaite vivre encore longtemps pour pêcher à la ligne le plus fréquemment possible. Cet ancien menuisier et charpentier a participé à la construction d'une multitude de maisons d'habitation et d'édifices publics. Il vit toujours, en compagnie de deux de ses filles, dans la maison qu'il a lui-même construite en 1945.

À propos de André-A. Bellemare Chroniqueur de chasse et pêche depuis 40 ans.

André-A. Bellemare participe à Latulippe.com depuis 1996. À ce jour, il a rédigé plus de 400 chroniques pour Latulippe.com Bien informé sur l'actualité du plein air au Québec, il vous offre sa science, son expérience, son vécu et ses opinions.

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