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Publié le 9 mai 2017

Chasse du chevreuil en Estrie : des mesures très restrictives imposées dès l’automne prochain

Par André-A. Bellemare

Les dirigeants du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFQ), après avoir résisté pendant plus de 30 ans aux pressions d’un groupe de propriétaires terriens et de membres de clubs de chasse établis sur des terres privées, ont décidé d’imposer des mesures très restrictives, dès l’automne 2017, sur la récolte des cerfs de Virginie ou «chevreuils» dans l’Estrie (parties sud et nord de la zone provinciale de chasse nº 6). Ainsi, durant les cinq prochaines années, il y sera interdit d’abattre des cerfs mâles adultes dont les bois ne possèdent pas au moins trois pointes mesurant 2,5 cm (un pouce de long) d’un seul côté de leur «panache» (voir la photo ci-contre).

Dans son jargon, le MFFP appelle ce nouveau règlement de chasse une «restriction de la taille légale des bois (RTLB)». Le ministère dit que cette réglementation est «expérimentale», et qu’elle ne sera pas appliquée ailleurs dans la province… du moins tant qu’on n’aura pas terminé l’analyse de tous les aspects de l’expérience tentée en Estrie.

Les chasseurs fréquentant l’une ou l’autre des deux portions de la zone nº 6 devront, en plus de leur permis de base de chasse du chevreuil (56,31 $), obligatoirement acheter un «permis RTLB à 10 $»… même s’ils ne désirent pas chasser les chevreuils mâles adultes lorsqu’ils gagnent au tirage un permis spécial pour y récolter une biche ou un faon!

Dès l’automne, ce règlement restrictif s’appliquera à toutes les périodes de chasse du chevreuil dans les zones provinciales nº 6-Nord et nº 6-Sud, quel que soit l’engin de chasse utilisé (arc, arbalète, toutes les sortes d’armes à feu autorisées). La période de chasse avec des armes à feu à poudre noire précédera dorénavant la chasse aux armes à feu modernes.

Il est déjà prévu par les responsables québécois de la chasse que le nombre de chasseurs de chevreuil fréquentant l’Estrie diminuera très sensiblement pendant quelques années, tout comme la récolte de cerfs de Virginie. Ce qui fera peut-être l’affaire de certains chasseurs désireux de récolter des cerfs mâles adultes portant des bois «trophées». Ce qui déplaira sans doute à d’autres chasseurs souhaitant avoir seulement le plaisir de chasser, peu importe l’importance des «panaches» rapportés à la maison. En plus d’avoir à se procurer des permis dont le coût totalise 66,31 $ (en 2017…), les chasseurs débutants ne seront pas tellement incités à constituer une relève aux chasseurs vieillissants. Quant à la recrudescence du braconnage, personne n’ose faire de prédictions.

Quant à elle, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs — qui a mené le combat pendant de nombreuses années pour l’implantation d’une telle règlementation restrictive concernant la chasse du cerf de Virginie — se dit «extrêmement heureuse» de cette décision du ministère.

Si vous désirez en savoir beaucoup plus sur cette expérience de RTLB en Estrie, consultez le long document publié par le MFFP dans son site web :
http://mffp.gouv.qc.ca/la-faune/experimentation-restriction-taille-bois-cerf-de-virginie/

Un début de saison de pêche pas très drôle…

Même si la saison de pêche des salmonidés est officiellement commencée depuis une quinzaine de jours dans la majorité des zones provinciales de pêche du Québec, vous comprenez facilement qu’il en va tout autrement dans la réalité. Je ne crois pas avoir besoin de vous faire un dessin bien détaillé pour vous souligner que la saison de pêche du printemps actuel subira des retards et des désagréments.

Les photos prises par des satellites nous montrent que bien des plans d’eau ne sont pas encore libérés de leur chape de glace; on y aperçoit aussi de la neige dans la presque totalité des forêts en région. Avec les averses de pluie qui nous tombent dessus depuis des semaines, les ruisseaux et rivières sont en crue et débordent.

En conséquence, des caniveaux (les «calvettes» ou «culverts») ainsi que les ponceaux ont été emportés dans des chemins forestiers. Ces chemins, gorgés d’eau, prendront du temps à sécher, surtout là où les arbres leur portent ombrage, tant que nous n’aurons pas connu plusieurs journées consécutives très chaudes et ensoleillées. C’est sûr que ce sera plus sécuritaire, durant les prochaines semaines, de circuler en forêt dans des véhicules «hauts sur pattes» et à quatre roues motrices.

Avant de vous aventurer dans les chemins forestiers des ZEC, des réserves fauniques et des pourvoiries, informez-vous! Par exemple, sur le site web http://www.reseauzec.com, vous trouverez l’information concernant les conditions routières de toutes les ZEC membres de la Fédération québécoise des gestionnaires de ZEC (FQGZ), en cliquant sur l’onglet «conditions routières» de la page de chaque ZEC. Profitez-en pour vous familiariser avec la carte interactive des ZEC du réseau : http://www.reseauzec.com/carte Pour toute l’information sur la pratique des activités de pêche dans les ZEC, consultez attentivement les pages web suivantes : https://www.reseauzec.com/activites/peche

Réserve faunique Ashuapmushuan : du retard

Les gestionnaires de la réserve faunique gouvernementale d’Ashuapmushuan, située entre Notre-Dame-de-La-Doré et Chibougamau, ont décidé de reporter jusqu’au 25 mai la date d’ouverture de ce territoire faunique poissonneux et giboyeux.

Pour découvrir s’il y aura retard de l’ouverture d’autres réserves fauniques ou de portions de réserves, consultez le site web de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) : http://www.sepaq.com Là, dans la barre noire apparaissant en haut de la page principale de ce site web, cliquez sur le «X Menu» situé à gauche — ce qui n’est pas évident pour le commun des mortels — et descendez ensuite dans le menu déroulant jusqu’à «réserves fauniques», ce qui vous ouvrira un tableau de toutes les réserves : cliquez sur le nom de la réserve faunique de votre choix.

Deux «guides» essentiels pour pêcheurs et chasseurs!

Les plus vieux d’entre vous se souviendront que, lorsqu’ils achetaient leurs permis de pêche et/ou de chasse, le gouvernement provincial leur remettait gratuitement chaque année des brochures résumant les principales règles concernant la pratique de leur activité favorite. Or, Québec a décidé, voilà plusieurs années, par mesure d’économie, de ne plus faire imprimer ni distribuer ces fameuses brochures tant attendues, ce qui a causé plein de problèmes et de désagréments aux adeptes.

Devant le tollé provoqué par la décision gouvernementale, les grandes fédérations du monde québécois de la faune ont décidé de prendre le taureau par les cornes, et de publier annuellement elles-mêmes un «Guide du pêcheur» (200 pages) et un «Guide du chasseur» (160 pages), puis de les vendre à petit prix (2,99 $ chacun + taxes) là où pêcheurs et chasseurs achètent habituellement leurs permis. Ces deux guides, pour 2017, sont en vente depuis quelques jours dans les deux Magasins Latulippe, par exemple. De plus, vous pouvez vous procurer ces deux livrets en ligne au http://www.guidedupecheur.com ainsi qu’au http://www.guideduchasseur.com

Chaque livret présente les principales règles édictées par le gouvernement du Québec, les cartes des différentes zones provinciales de pêche et de chasse, ainsi que la multitude d’exceptions aux règlements dans chacune de ces nombreuses zones-là, en plus des règles particulières concernant la pêche du saumon atlantique ou de la chasse des oiseaux migrateurs. Abondamment illustrés, les livrets regorgent de conseils d’experts, de trucs de toutes sortes, d’adresses utiles, etc.

C’est la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ) qui a été mandatée par les autres grandes fédération du monde de la faune pour assurer le leadership dans la publication des guides. La FPQ a obtenu la collaboration de la Fondation de la faune, de la Société des établissements de plein air, de la Fédération des chasseurs et pêcheurs, de la Fédération des trappeurs gestionnaires, du Réseau des ZEC et de la Fédération pour le saumon atlantique.

Les 13 et 14 mai : le fameux Forum Spey de Sherbrooke!

Jean-Pierre Tétreault, président du Regroupement des pêcheurs à la mouche de Sherbrooke (RPMS) espère que vous n’avez pas oublié que la date limite pour vous inscrire au Forum Spey de Sherbrooke est… le mercredi 10 mai! Car le Forum, qui en est à sa huitième présentation annuelle depuis 2010 inclusivement, aura lieu durant la fin de semaine prochaine — les samedi 13 et dimanche 14 mai — toujours au même endroit : dans le Parc Lucien-Blanchard (755, Cabana, à Sherbrooke), et toujours au même prix : un gros 10 $ par jour!

Les pages du site web du Forum regorgent de renseignements fort utiles pour les pêcheurs à la mouche désireux de se rendre dans ce parc urbain sherbrookois pour entrer dans l’eau afin de pratiquer la technique «Spey» de moucher, sous la surveillance d’experts internationaux qui ne sont pas du tout avares de leurs conseils : http://www.forumspeysherbrooke.com Les fabricants d’équipement de pêche à la mouche seront présents pour vous faire tester leurs cannes, moulinets et soies.

À Rimouski, journée de pêche à la mouche au féminin

La boutique rimouskoise «L’atelier du moucheur», spécialisée en tout ce qui concerne la pêche à la mouche depuis de nombreuses années, tiendra un journée de cours de pêche à la mouche à Rimouski, le 22 mai, en collaboration avec le groupe «La pêche au féminin».

Les cours seront donnés par Sabrina Barnes et Joannie De La Sablonnière, de «La pêche au féminin», à une douzaine de femmes intéressées (100 $ pour la journée, équipements fournis). Inscrivez-vous à «L’atelier du moucheur» : 1 800 707-3528 ou 1 418 722-6993. Pour plus d’information : http://www.facebook.com/lapecheaufeminin

Pour améliorer les habitats fauniques en milieu agricole

Le 25 mai prochain, dans les Entrepôts Dominion (3968, Saint-Ambroise, Montréal, Qc H4C 2C7), aura lieu la soirée bénéfice annuelle (à 250$ par personne) de la Fondation de la faune du Québec (FFQ). La soirée sera présidée par M. Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), et l’invité d’honneur sera le ministre Luc Blanchette de Forêts, Faune et Parcs (MFFP).

Les agapes de la soirée sont de type «stations gourmandes» : les convives auront le loisir de goûter à volonté à des produits du terroir (agneau, porc, homard, saumon, bison, charcuteries, fromages, fruits, légumes et alcools du Québec). L’agriculture du Québec sera donc à l’honneur!

André Martin, p-d. g. de la FFQ, souligne que l’événement vise à amasser des fonds pour l’atteinte d’un objectif commun à sa fondation, mais aussi à l’UPA et au MFFP : l’amélioration de la qualité de l’eau et des habitats fauniques en milieu agricole. Depuis 2005, la FFQ a mobilisé les forces du milieu agricole, incitant des centaines de producteurs agricoles à passer à l’action sur leurs terres. Pour participer à la soirée afin de vous régaler — mais aussi de réseauter et de faire des affaires dans une ambiance décontractée — achetez vos billets en ligne maintenant : https://app.beavertix.com/fr/billetterie/achat-de-billet/1524/2541

Ça bouge à la SÉPAQ!

L’organigramme de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) présente de nouvelles figures depuis un certain temps, à la suite du départ à la retraite de quelques cadres.

John MacKay est toujours président-directeur général de la société. Dave Boulet est le vice-président à l’exploitation du secteur faunique, responsable des 13 réserves fauniques encore sous gestion de la SÉPAQ. Catherine Grenier est vice-présidente à l’exploitation des 23 parcs «nationaux» du Québec et des terrains de camping gouvernementaux, ce qui inclut le parc marin Saguenay—Saint-Laurent, cogéré avec Parcs Canada. Christophe Zamuner, autrefois directeur de l’Aquarium du Québec, est devenu le directeur général du troisième réseau des territoires gérés par la SÉPAQ, celui des neuf Centres touristiques.

Ce mois-ci, Élaine Ayotte — l’une des responsables des communications de la SÉPAQ, et qui faisait spécialement le lien entre la société d’État et les journalistes chroniqueurs spécialisés en chasse et pêche depuis de nombreuses années — prend une retraite fort méritée.

Braconnage dans la ZEC des Martres de Charlevoix

En décembre dernier, après une enquête d’une durée de deux ans, les agents de protection de la faune de Baie-Saint-Paul, dans Charlevoix, ont tenu l’Opération Plongeon qui a mis fin aux activités illégales de sept individus agissant surtout sur le territoire de la ZEC des Martres située au nord de Saint-Urbain.

Au total, 54 accusations devraient être déposées contre ces braconniers, qui ont chassé sans permis, en temps prohibé, et qui ont été pris en possession illégale de carcasses de gibiers. Les accusés sont passibles d’amendes de plus de 20 000 $, puis de l’annulation des certificats du chasseur pour certains, qui devront reprendre leurs cours et leurs examens obligatoires.

Cette enquête a été rendue possible grâce à la collaboration de citoyens honnêtes qui ont signalé aux agents les actes illégaux en question. Il s’agit de téléphoner à S.O.S. Braconnage 1 800 463 2191 : les renseignements fournis aux agents sont traités confidentiellement.

À propos de André-A. Bellemare Chroniqueur de chasse et pêche depuis 40 ans.

André-A. Bellemare participe à Latulippe.com depuis 1996. À ce jour, il a rédigé plus de 400 chroniques pour Latulippe.com Bien informé sur l'actualité du plein air au Québec, il vous offre sa science, son expérience, son vécu et ses opinions.

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