Par André A. Bellemare
Le
parc provincial des Laurentides a été créé en 1895, voilà 115 ans. Il est devenu une
réserve faunique en 1981, presque 100 ans plus tard. Vous êtes peut-être porté à croire qu'un si
vieux territoire a cessé d'évoluer depuis longtemps: détrompez-vous!
Alors qu'on terminera bientôt dans ce vaste territoire la construction de l'autoroute nº 175 très moderne, du sud au nord (entre la Ville de Québec et la Ville de Saguenay), les dirigeants de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) construisent dans la réserve faunique de nouveaux chalets ou en rénovent d'anciens pour y accueillir pêcheurs, chasseurs et villégiateurs.
Une de leurs plus récentes réalisations est la rénovation du plus grand des trois chalets du lac Sept-Îles; les travaux sont terminés depuis quelques semaines seulement! Deux des anciens chalets du lac Sept-Îles ne valaient même pas la peine qu'on les rénove, et ils ont été démolis. Mais le plus grand des trois chalets a été rénové de fond en comble.
Ayant jadis séjourné dans le chalet du lac Sept-Îles qu'on a rénové, j'ai pu constater, voilà 15 jours, que sa reconstruction est une réussite. Le chalet, pouvant accueillir jusqu'à 12 clients sur le plan européen (sans les repas), m'a rappelé plusieurs de chalets modernes construits dans l'île d'Anticosti durant les dernières années. Le chalet est très bien équipé pour que les clients puissent préparer et servir leurs propres repas. Il y a maintenant deux salles de bains complètes, une à chaque étage.
Le chalet du lac Sept-Îles est situé à moins de 100 km ou d'une heure en auto de Québec. Le poisson vedette du lac est le touladi ou truite grise, pesant de deux à trois kilos en général. On peut aussi pêcher l'omble de fontaine ou truite mouchetée dans des lacs voisins.

Sylvain Boucher, le directeur de la réserve faunique des Laurentides pour la société d'État SEPAQ, accueillait un groupe de journalistes chroniqueurs spécialisés, voilà deux semaines, pour leur faire découvrir ce nouveau chalet du lac Sept-Îles, et pour leur divulguer une flopée de nouveautés concernant le territoire qu'il dirige.
Des travaux de 5 millions$
Ainsi, en fin de semaine, la SEPAQ a ouvert à la clientèle un nouveau chalet, pour six personnes, au site d'hébergement Pikauba. Puis on a aussi ouvert un nouveau chalet, pour quatre personnes, près du pavillon Portes-de-l'Enfer; et on entreprendra progressivement la rénovation des autres chalets entourant ce dernier pavillon. Au site d'hébergement Devlin, quatre chalets ont été construits, tandis qu'un autre a été rénové. Au site d'hébergement Hirondelle, deux chalets ont été rénovés et meublés à neuf. À l'Étape, les chalets des îlots nº2 et nº3 ont été meublés à neuf. L'un des chalets du site Gourganne a été rénové et meublé à neuf, tout comme l'ont été trois chalets du lac Brûlé, maintenant pourvus d'eau chaude. Au site Gîte-du-Berger, les douches ont été remplacées dans tous les chalets. Au Lac-à-l'Épaule, toutes les salles de bains ont été refaites.
Ce feu roulant de travaux de construction fait dire à Alain Cloutier, le nouveau président-directeur général de la SEPAQ qui était sur place pour s'entretenir avec les journalistes invités, que sa société d'État est «là pour y rester». Même affirmation de Jean-Charles Morin, vice-président à l'exploitation des établissements fauniques et touristiques de la SEPAQ. Le p-dg Cloutier et le v.-p. Morin ont souligner que le développement des réserves fauniques du réseau géré par la SEPAQ allait être accéléré: il y aura construction de nouveaux chalets et rénovation des autres dans les territoires fauniques publics que le gouvernement provincial leur a confiés.
En fait, dans la réserve faunique des Laurentides, la construction de la fameuse autoroute nº175 à quatre voies divisées a facilité la construction et la rénovation de tous ces chalets-là. Car, en expropriant et en démolissant des chalets de la réserve pour réaliser les travaux titanesques de construction de l'autoroute, le ministère des Transports du Québec a compensé la SEPAQ: la société d'État gestionnaire de la réserve en a profité pour réviser et pour accélérer son plan de développement et d'investissements.
Les clients de la SEPAQ dans la réserve des Laurentides — qu'il s'agisse des pêcheurs à la ligne, des chasseurs et/ou des villégiateurs — seront heureux de constater que la SEPAQ et le ministère des Transports ont multiplié les aménagements routiers pour assurer leur sécurité. Les entrées des différentes routes graveleuses conduisant aux pavillons et aux chalets ont été refaites ou bien le seront tout prochainement. On a planifié un bon éclairage pour permettre aux clients de repérer facilement ces entrées des routes des chalets. Les entrées et les routes graveleuses ont même été déplacées, dans certains cas, pour éviter qu'elles ne soient dans des courbes prononcées de l'autoroute: c'est plus sécuritaire lorsqu'une telle entrée est dans un bout droit de l'autoroute, et lorsque que l'automobiliste n'est pas obligé de faire rapidement une manœuvre risquée pour y pénétrer en l'apercevant au dernier instant. Par exemple: l'entrée de la route graveleuse conduisant au pavillon Portes-de-l'Enfer sera réaménagée environ trois kilomètres plus au nord qu'actuellement (plus près du pavillon).
Exactement 163 chalets à louer!
Le directeur Sylvain Boucher de la réserve des Laurentides juge que les trois quarts des chalets de son territoire ont été restaurés durant les dernières années, c'est-à-dire durant la construction de l'autoroute.
Actuellement, aux 23 sites d'hébergement existant dans la réserve, on dénombre 163 chalets offrant 550 lits chaque jour! En plus, la réserve faunique des Laurentides offre 125 terrains de camping à l'Étape et 30 autres au camping Belle-Rivière.
Sur plus de 1000 lacs que renferme cette réserve dans ses 7961 kilomètres carrés de superficie — plus d'une fois et quart la superficie de toute la province de l'Île-du-Prince-Édouard! — seulement 550 sont exploités en une année. On y récolte 385000 poissons par an, presque tous des mouchetées; le directeur Boucher souligne que «100% des mouchetées sont indigènes, pas des poissons de pisciculture.»
S'il y a déjà un certain temps que vous n'avez pas séjourné dans la réserve faunique des Laurentides, il y aurait lieu pour vous d'y retourner bientôt. Autrement, vous ne vous y reconnaîtrez plus... Gaétane Tremblay (418 528-6868, poste 239), la responsable des ventes et des réservations pour la réserve, répondra à vos questions concernant les chalets encore libres durant les prochains mois (surtout durant les jours de la semaine).
Si vous habitez à l'extérieur de la région de Québec, téléphonez sans frais à la SEPAQ: 1 800 665-6527 (de 8h30 à 20h, sept jours sur sept). Explorez attentivement le site web complètement modifié de la SEPAQ: http://www.sepaq.com/
Si vous cherchez un chalet isolé à louer sur le bord d'un lac pour vos vacances familiales de l'été qui vient de commencer, vous avez tout intérêt à regarder ce que vous offre la SEPAQ!
Cette année, la SEPAQ fête ses 25 ans d'existence. Et cette société d'État marque aussi le 15e anniversaire d'intégration des 16 réserves fauniques gouvernementales à son réseau de gestion de territoires publics. En consultant le site web de la SEPAQ mentionné ci-dessus, vous constaterez qu'il y a des concours auxquels vous pouvez participer à l'occasion de ces anniversaires remarquables, concours vous permettant de gagner éventuellement des prix intéressants. Ne les manquez surtout pas!